Souvenir*

*(Acrylique sur papier naturel, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Marceline Desbordes-Valmore (Élégies et poésies nouvelles, 1825).
Son image, comme un songe
Partout s’attache à mon sort;
Dans l’eau pure où je me plonge
Elle me poursuit encor :
Je me livre en vain, tremblante,
À sa mobile fraîcheur,
L’image toujours brûlante
Se sauve au fond de mon cœur.
Pour respirer de ses charmes
Si je regarde les cieux,
Entre le ciel et mes larmes,
Elle voltige à mes yeux,
Plus tendre que le perfide,
Dont le volage désir
Fuit comme le flot limpide
Que ma main n’a pu saisir.

Nouveau projet en cours…contrainte de l’éditeur très exigeante : les illustrations originales doivent mesurer 18/12cm.


Il neige des lampadaires*

*(Il neige des lampadaires, édition Memento Mori, recueil de textes de Dominique Cervantès illustré par Vadim Korniloff.
Quatrième de couverture :
« Si vous ne comprenez rien à ce monde, ce livre est pour vous ! Certes il ne vous apprendra rien de plus, mais il aura au moins la vertu de vous laisser une empreinte inoubliable, celle d’un pas de côté. « Il neige des lampadaires » est un recueil de textes illustrés qui comprend des citations improbables, une pièce, un monologue et tout ce que vous aimeriez y trouver. Il retiendra, nous en sommes certains, toute votre imagination.
Les écrits relèvent de l’imaginaire de l’artiste contemporain Dominique Cervantès, magicien de l’absurde et des maux.
Les dessins émanent de l’univers de l’artiste mécontemporain Vadim Korniloff, dessinateur à la compulsion automatique et dramatique. »
(105 pages, 22 dessins originaux, qualité papier supérieur texturé gaufrage)

Autoportrait En Insécurité Narcissique

(Acrylique sur toile, 120/100cm.)
(Autoportrait En Insécurité Narcissique en situation, avec l’un des modèles)

Une Femme D’Intérieur En Costume D’Homme

(Acrylique sur toile, 80/80cm.)

Si Tu Veux Nous Nous Aimerons*

*(Acrylique sur papier, 40/30cm, peinture inspiré du poème éponyme du Stéphane Mallarmé (Nouvelle Revue française, 1914, 8e éd.)
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Cette rose ne l’interromps
Qu’à verser un silence pire
Jamais de chants ne lancent prompts
Le scintillement du sourire
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Muet muet entre les ronds
Sylphe dans la pourpre d’empire
Un baiser flambant se déchire
Jusqu’aux pointes des ailerons
Si tu veux nous nous aimerons)

Apparition*

*(Acrylique sur papier, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Stéphane Mallarmé (Vers et Prose, 1893)
La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles.
C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’énivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un rêve au coeur qui l’a cueilli.
J’errais donc, l’oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.)

Rêverie*

*(Acrylique sur papier, 40/30cm, peinture inspirée par la strophe en préambule du poème éponyme de Guillaume Apollinaire (Recueil Poèmes à Lou, 1915).
Ici-bas tous les lilas meurent
Je rêve aux printemps qui demeurent
Toujours
Ici-bas les lèvres effleurent
Sans rien laisser de leur velours…
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours
…/

Les Fiançailles*

*(Acrylique sur papier naturel, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Guillaume Apollinaire (Alcools, 1913)
Le printemps laisse errer les fiancés parjures
Et laisse feuilloler longtemps les plumes bleues
Que secoue le cyprès où niche l’oiseau bleu
Une Madone à l’aube a pris les églantines
Elle viendra demain cueillir les giroflées
Pour mettre aux nids des colombes qu’elle destine
Au pigeon qui ce soir semblait le Paraclet
Au petit bois de citronniers s’enamourèrent
D’amour que nous aimons les dernières venues
Les villages lointains sont comme leurs paupières
Et parmi les citrons leurs cœurs sont suspendus)

Portrait Imaginaire D’un Homme De Bon Goût

(Acrylique sur toile, 100/80cm.)