Archives de Catégorie: Oeuvres

Et si on parlait un peu de cul !

« La soirée commençait plutôt bien. Le débat sur l’appréhension générale de la polarisation du post-féminisme dans le plein développement de l’intersubjectivité sociale contemporaine divisait tout le monde. Puis Jean-Charles, qui était un peu bourré, dit dans un rire contenu : et si on parlait un peu de cul ?
Le dialogue fut ainsi rompu, et Marie-Christine décida de partir sur le champ.
 » (Acrylique sur toile, 80/70cm.)

La vie dorée d’étudiant…

« Jean-Benoît était ces derniers temps très mal à l’aise en présence de son père. En effet, selon ses calculs, il devrait commencer à travailler dans le cabinet médical familial cette année. Pendant neuf ans, Jean-Benoît avait mené une vie dorée d’étudiant, grassement financée par son père. Cependant il ne lui avait jamais avoué qu’il avait lamentablement raté ses études de médecine, et ce… dès la première année.« 
Acrylique sur toile, 60/50cm.

La Chance Tourne !

« Dès le départ ces vacances étaient sous le signe de la défaite pour Patrick. En effet, Benoît était plus beau, plus drôle, plus mince, plus élégant, il gagnait plus de fric, et surtout, il ridiculisait Patrick au Poker ! Mais quand Patrick comprit que sa femme, Brigitte, le trompait avec Benoît, il fut soulagé. « La chance tourne enfin » pensa-t-il. » Acrylique sur toile, 80/70cm.


Jean-Benoît est milliardaire !

« Les parents de Jean-Benoît n’en revenaient pas. En effet, rien ne le prédestinait à réussir dans la vie. Il était inculte, capricieux, caractériel, matérialiste, fainéant, vulgaire et particulièrement méprisant. Ce soir-là tout le monde était en admiration, Jean-Benoît, tout comme son père et son grand-père avant lui, contre toute attente, était devenu lui aussi, milliardaire. » (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)


Théo est simplement très con…

« Théo aimait passer ses vacances chez son grand-père. Il adorait débattre avec lui, ils n’étaient d’accord sur rien. Théo en guise de conclusion rigolait toujours en lui expliquant que c’était un problème intergénérationnel. Son grand-père n’était pas dupe, il savait que Théo, à l’instar de toute sa génération, était simplement très con . »
Acrylique sur papier, 40/30 cm.

Charles, dragueur sans risque…

« La technique de drague en boite de nuit de Charles était bien rodée. Il suivait une règle infaillible qui lui permettait de ne jamais rentrer seul. Il draguait toujours sa propre femme. »
(Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)

Albert, agent d’ambiance culturelle nazi…

« Albert avait travaillé toute sa vie aux services culturels de sa ville. Arrivé à la retraite, conscient de l’inutilité de sa carrière professionnelle au sein de sa collectivité, et comme beaucoup de ses collègues à la culture, il finit alcoolique. Au fond la seule chose qui mettait tout le monde mal à l’aise au bistrot, c’était quand Albert était bourré : il faisait le salut nazi en gueulant ‘vive l’art contemporain’ en Allemand. »
(Acrylique sur papier, 40/30cm.)

Garance est courageuse…

« Pendant le pique-nique, Garance profita d’être entourée par toutes ses amies pour leur annoncer la nouvelle : c’était décidé, à partir de ce jour elle serait toujours bienveillante dans ses propos à l’égard des gens pauvres et moches, et elle leur accorderait désormais une attention emplie de compassion. Toutes ses amies applaudirent de concert cette décision, et elles décidèrent de porter un toast … au courage. »
(
Acrylique sur papier, 40/30cm, photo œuvre et détails)

Antoine et sa collection d’objets décoratifs, et son divorce…

« Antoine n’était pas très à l’aise avec sa collection d’objets décoratifs. Il l’avait toujours détestée. Ce fut lors de son divorce qu’il mit tout en œuvre pour la récupérer, dans l’unique but de « bien faire chier mon ex femme », comme il le répétait sans cesse à son avocat. Ce combat juridique les avait littéralement ruinés.
Depuis, non par choix esthétique mais motivé par la fierté perverse des victoires mesquines, Antoine arborait ladite collection dans son salon. »
(
Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm, photos œuvre et détails)

L’immense perte…


« C’était juste après la cérémonie joyeuse de l’enterrement du grand-père. Toute la famille, réunie autour d’un verre (de Champagne), riait aux éclats. Puis le notaire, d’un air désolé, annonça que le grand-père s’était remarié en secret six mois plus tôt, avec une très jeune Roumaine. Curieusement, ce fut à cet instant précis que tout le monde s’abandonna au chagrin de cette perte immense. « 
(Acrylique sur papier, 40/30cm. Photos œuvre et détails)