« Arthur prit conscience qu’il remettait depuis quelque temps en question les canons architectoniques de sa structure mentale. Le déconstructivisme soudain de son être intérieur (c’est ainsi qu’il nommait sa souffrance) le troubla au point qu’il finit par ne parler plus que de cela, et à tout le monde. En définitive, Arthur avait le mal de son époque : c’était un véritable petit con narcissique… » (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm.)
“Bertha était lasse des histoires d’un soir, et ce fut un soir d’hiver, dans un bar à Bruxelles, que sa vie bascula enfin. Dès que Bertha vit Karel, elle sentit qu’elle avait enfin rencontré l’amour de sa vie. Quant à Karel, il sentit qu’avec une haleine pareille, sa vie avec Bertha n’allait pas être facile tous les jours…” Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm.
« Quand Daniel expliqua sa volonté de changer de sexe à ses trois amis, partenaires infatigables de beuveries, ils étaient plutôt partagés sur la question, voire un peu réticents. Puis, peu de temps après sa transition de genre, ses amis ont fini par admettre que Danielle avait bien plus de qualités aujourd’hui… » Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm.
« Quand le PR (Parti du Rire) a pris le pouvoir, au début tout le monde se marrait. Puis ses représentants ont commencé à faire des blagues vraiment débiles et pas drôles du tout. Cependant, tétanisés par ce nouveau fascisme du rire, sans broncher, tout le monde continuait à rire… » Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm
Le repas dominical dans leur maison de campagne se déroulait comme toujours très bien. Puis, sans prévenir, Hugo dit à ses parents qu’il semblait raisonnable de penser que le communisme demeurait la meilleure solution au monde. Stéphanie et Bertrand se sont regardés dans un sourire figé, et ils ont compris à cet instant que leur fils souffrait d’un trouble aigu du spectre de l’autisme. (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)
Que les bars soient fréquentés par les chiens, cela n’avait dérangé personne. Les chiens étaient par nature tous complotistes, ainsi tout le monde les trouvait très sympathiques. Cependant, quand les chiens ont commencé à s’intéresser à la politique du pays, de fortes tensions ont fait leur apparition dans les bars ! En effet, bien qu’ils soient complotistes, les chiens étaient tous d’indécrottables optimistes. Acrylique sur toile, 60/50cm.
« Désormais dans toute la ville, les spectacles étaient devenus permanents. Au début, tout le monde trouvait cela rigolo. Puis, peu à peu, la population sombra dans une lassitude persistante. Heureusement, les pouvoirs publics réagirent rapidement : toute plainte relative aux spectacles était passible de lourdes sanctions pénales.« (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)
« Bien sûr c’est important l’écologie, pensa Hugo… la nature il n’y a rien de plus beau… de toute façon Paris c’était plus possible, il y a trop de monde…. et toutes ces bagnoles qui polluent, ça pue grave… à la campagne au moins on respire… on a un chien… on est au calme…ça sent bon… on a le temps… le temps de penser à tout ça…et… et… putain, qu’est ce qu’on s’emmerde à la campagne…« (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)