« Quand le PR (Parti du Rire) a pris le pouvoir, au début tout le monde se marrait. Puis ses représentants ont commencé à faire des blagues vraiment débiles et pas drôles du tout. Cependant, tétanisés par ce nouveau fascisme du rire, sans broncher, tout le monde continuait à rire… » Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm
Le repas dominical dans leur maison de campagne se déroulait comme toujours très bien. Puis, sans prévenir, Hugo dit à ses parents qu’il semblait raisonnable de penser que le communisme demeurait la meilleure solution au monde. Stéphanie et Bertrand se sont regardés dans un sourire figé, et ils ont compris à cet instant que leur fils souffrait d’un trouble aigu du spectre de l’autisme. (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)
Que les bars soient fréquentés par les chiens, cela n’avait dérangé personne. Les chiens étaient par nature tous complotistes, ainsi tout le monde les trouvait très sympathiques. Cependant, quand les chiens ont commencé à s’intéresser à la politique du pays, de fortes tensions ont fait leur apparition dans les bars ! En effet, bien qu’ils soient complotistes, les chiens étaient tous d’indécrottables optimistes. Acrylique sur toile, 60/50cm.
« Désormais dans toute la ville, les spectacles étaient devenus permanents. Au début, tout le monde trouvait cela rigolo. Puis, peu à peu, la population sombra dans une lassitude persistante. Heureusement, les pouvoirs publics réagirent rapidement : toute plainte relative aux spectacles était passible de lourdes sanctions pénales.« (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)
« Bien sûr c’est important l’écologie, pensa Hugo… la nature il n’y a rien de plus beau… de toute façon Paris c’était plus possible, il y a trop de monde…. et toutes ces bagnoles qui polluent, ça pue grave… à la campagne au moins on respire… on a un chien… on est au calme…ça sent bon… on a le temps… le temps de penser à tout ça…et… et… putain, qu’est ce qu’on s’emmerde à la campagne…« (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)
« La soirée commençait plutôt bien. Le débat sur l’appréhension générale de la polarisation du post-féminisme dans le plein développement de l’intersubjectivité sociale contemporaine divisait tout le monde. Puis Jean-Charles, qui était un peu bourré, dit dans un rire contenu : et si on parlait un peu de cul ? Le dialogue fut ainsi rompu, et Marie-Christine décida de partir sur le champ. » (Acrylique sur toile, 80/70cm.)
« Jean-Benoît était ces derniers temps très mal à l’aise en présence de son père. En effet, selon ses calculs, il devrait commencer à travailler dans le cabinet médical familial cette année. Pendant neuf ans, Jean-Benoît avait mené une vie dorée d’étudiant, grassement financée par son père. Cependant il ne lui avait jamais avoué qu’il avait lamentablement raté ses études de médecine, et ce… dès la première année.« Acrylique sur toile, 60/50cm.
« Dès le départ ces vacances étaient sous le signe de la défaite pour Patrick. En effet, Benoît était plus beau, plus drôle, plus mince, plus élégant, il gagnait plus de fric, et surtout, il ridiculisait Patrick au Poker ! Mais quand Patrick comprit que sa femme, Brigitte, le trompait avec Benoît, il fut soulagé. « La chance tourne enfin » pensa-t-il. » Acrylique sur toile, 80/70cm.