Artiste français (1972). Vit et travaille actuellement à Nice.
Autodidacte, Vadim Korniloff expose pour la première fois à Beyrouth (Liban) en 2007, puis les années suivantes à New-York, Paris, au Luxembourg, en Allemagne, en Russie, au Danemark et en Suisse. Il est l'initiateur en 2013 du manifeste et projet W.C.National, exposant des peintures dans les toilettes d'une trentaine de restaurants de la ville de Metz. Une manière de contester contre l'hégémonie de l'art conceptuel dont l'urinoir duchampien en est l'emblème. Cette action fut soutenue par
le conservateur du musée de la Cour d'Or à Metz. Il a également illustré de nombreux ouvrages (romans, recueil de poésies, essais).
Lauréat du prix Aralya-Artcité 2019, prix Grand Baz'art 2022 et prix de la ville de Gisors (Festival de l'art marginal) 2023.
Publications (en tant qu'illustrateur/dessinateur et auteur):
-Tragédies Contemporaines, textes et peinture de Vadim Korniloff, paru aux édition Memento Mori (2024).
-Fêtes Galantes, de Paul Verlaine, illustrée par Vadim Korniloff, paru aux
éditions Memento Mori (2024).
-Une Saison En Enfer, d'Arthur Rimbaud, illustrée par Vadim Korniloff,
paru aux éditions Memento Mori (2023).
-Les Fleurs Du Mal, de Charles Baudelaire, illustrées par Vadim
Korniloff, paru aux éditions Memento Mori (2022).
-Le Vice N'entre Pas Dans Les Amours Sublimes, recueil de poésies
(Mallarmé, Verlaine, Apollinaire, etc.) illustré par Vadim Korniloff, paru
aux éditions Memento Mori (2022)
-Nemesis La Glorieuse, roman de Ladislav Klima, illustré par Vadim
Korniloff, paru aux éditions Canoë (2022)
-Il Neige Des Lampadaires, recueil de textes de Dominique Cervantès,
illustré par Vadim Korniloff, paru aux éditions Memento Mori (2021)
-J'y étais ! Carnet de (par dessus) bord, recueil de réflexions personnelles
illustré, textes et peintures Vadim Korniloff, paru aux éditions Memento
Mori (2020)
-Le Roman Tchèque, roman philosophique de Ladislav Klima, illustré par
Vadim Korniloff, paru aux éditions Canoë (2020)
-Une journée chez Oblomov, adaptation textes et dessins en roman
graphique par Vadim Korniloff du roman Oblomov de Yvan Gontcharov,
paru aux éditions YIL (2018)
-L'amour du fou, recueil de poésies d'Adelino Dias Gonzaga, illustré par
Vadim Korniloff, publié aux éditions bilingues Allemand/français,
Promenade (Nuremberg 2017).
-La rame à l'épaule, essai philosophique du maître de conférence Baptiste
Rappin, illustré par Vadim Korniloff, publié aux éditions Ovadia (Paris,
2016)
-Gaz, plaidoyer d'une mère d'un damnée, pièce de théatre (monologue)
de Tom Lanoye, illustré par Vadim Korniloff, publié aux éditions de La
Différence (Belgique, 2016)
-Livre sans photographies, roman de Sergueï Chargounov, illustré par
Vadim Korniloff, publié aux éditions de La Différence (Paris, 2015).
*(Acrylique sur papier naturel, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Marceline Desbordes-Valmore (Élégies et poésies nouvelles, 1825). Son image, comme un songe Partout s’attache à mon sort; Dans l’eau pure où je me plonge Elle me poursuit encor : Je me livre en vain, tremblante, À sa mobile fraîcheur, L’image toujours brûlante Se sauve au fond de mon cœur. Pour respirer de ses charmes Si je regarde les cieux, Entre le ciel et mes larmes, Elle voltige à mes yeux, Plus tendre que le perfide, Dont le volage désir Fuit comme le flot limpide Que ma main n’a pu saisir.
*(Il neige des lampadaires, édition Memento Mori, recueil de textes de Dominique Cervantès illustré par Vadim Korniloff. Quatrième de couverture : « Si vous ne comprenez rien à ce monde, ce livre est pour vous ! Certes il ne vous apprendra rien de plus, mais il aura au moins la vertu de vous laisser une empreinte inoubliable, celle d’un pas de côté. « Il neige des lampadaires » est un recueil de textes illustrés qui comprend des citations improbables, une pièce, un monologue et tout ce que vous aimeriez y trouver. Il retiendra, nous en sommes certains, toute votre imagination. Les écrits relèvent de l’imaginaire de l’artiste contemporain Dominique Cervantès, magicien de l’absurde et des maux. Les dessins émanent de l’univers de l’artiste mécontemporain Vadim Korniloff, dessinateur à la compulsion automatique et dramatique. » (105 pages, 22 dessins originaux, qualité papier supérieur texturé gaufrage)
*(Acrylique sur papier, 40/30cm, peinture inspiré du poème éponyme du Stéphane Mallarmé (Nouvelle Revue française, 1914, 8e éd.) Si tu veux nous nous aimerons Avec tes lèvres sans le dire Cette rose ne l’interromps Qu’à verser un silence pire Jamais de chants ne lancent prompts Le scintillement du sourire Si tu veux nous nous aimerons Avec tes lèvres sans le dire Muet muet entre les ronds Sylphe dans la pourpre d’empire Un baiser flambant se déchire Jusqu’aux pointes des ailerons Si tu veux nous nous aimerons)
*(Acrylique sur papier, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Stéphane Mallarmé (Vers et Prose, 1893) La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l’archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles. C’était le jour béni de ton premier baiser. Ma songerie aimant à me martyriser S’énivrait savamment du parfum de tristesse Que même sans regret et sans déboire laisse La cueillaison d’un rêve au coeur qui l’a cueilli. J’errais donc, l’oeil rivé sur le pavé vieilli Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue Et dans le soir, tu m’es en riant apparue Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées.)
*(Acrylique sur papier, 40/30cm, peinture inspirée par la strophe en préambule du poème éponyme de Guillaume Apollinaire (Recueil Poèmes à Lou, 1915). Ici-bas tous les lilas meurent Je rêve aux printemps qui demeurent Toujours Ici-bas les lèvres effleurent Sans rien laisser de leur velours… Je rêve aux baisers qui demeurent Toujours …/
*(Acrylique sur papier naturel, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Guillaume Apollinaire (Alcools, 1913) Le printemps laisse errer les fiancés parjures Et laisse feuilloler longtemps les plumes bleues Que secoue le cyprès où niche l’oiseau bleu Une Madone à l’aube a pris les églantines Elle viendra demain cueillir les giroflées Pour mettre aux nids des colombes qu’elle destine Au pigeon qui ce soir semblait le Paraclet Au petit bois de citronniers s’enamourèrent D’amour que nous aimons les dernières venues Les villages lointains sont comme leurs paupières Et parmi les citrons leurs cœurs sont suspendus)