Mourir De Tendresse*

*(« Mourir De Tendresse », acrylique sur papier naturel, 40/30cm, peinture inspirée du poème éponyme de Barnabé Farmian Durosoy (1766).
Ô toi ! l’unique objet que mon cœur puisse aimer ;
Toi, qui fis naître en moi le plus tendre délire,
Apprends que le destin te fit pour me charmer,
Et qu’un dieu me créa pour suivre ton empire.
Mon cœur s’attache au tien ; tu fais son existence ;
Le souffle de ta bouche est l’objet de mes vœux ;
Près de toi je l’aspire, et je brûle en silence ;
Je t’adore, et succombe à l’excès de mes feux.
Objet aimé, ta vue est pour moi le bonheur :
Mes sens en sont troublés, mon âme est dans l’ivresse :
Ah ! laisse-moi toujours te dévouer mon cœur,
Te consacrer ma vie, et mourir de tendresse.)

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