Acrylique sur papier, 40/30cm. (Cette peinture est une commande. C’est l’histoire d’un deuil, celui d’un homme très âgé, qui n’arrive pas à se remettre de la disparition de sa femme, qu’il aimait visiblement d’un amour infini. Cette peinture est une vision personnelle d’une anecdote très précise que ce vieux monsieur m’a racontée. Étrangement, je ne sais pas si c’est ma « russitude » inconsciente qui me guide, mais je n’arrivais pas à détacher ma vision personnelle de cette anecdote du travail cinématographique du réalisateur génialissime Andreï Tarkovski. Le résultat est fatalement tarkovskien et confirme mon sentiment sur le tragique : comme la mélancolie, il en émane toujours une certaine beauté.)
“Tous les samedis, Bernard venait au marché boire son verre de blanc, où inlassablement il draguait sans retenue. Et tous les samedis, Bernard rentrait seul chez lui, où l’attendait la seule femme qui l’avait suivi, trente ans plus tôt, du marché du samedi matin…” (acrylique sur papier, 20/20cm.)
« Les vacances de Patricia se déroulaient comme prévu : boite de nuit tous les soirs, histoires de cul toutes les nuits et gueule de bois permanente. Ces vacances confirmaient son sentiment sur le dérèglement climatique et le grand remplacement : des conneries tout ça, pensa-t-elle. » (Acrylique sur papier, 20/20cm)
« Arthur prit conscience qu’il remettait depuis quelque temps en question les canons architectoniques de sa structure mentale. Le déconstructivisme soudain de son être intérieur (c’est ainsi qu’il nommait sa souffrance) le troubla au point qu’il finit par ne parler plus que de cela, et à tout le monde. En définitive, Arthur avait le mal de son époque : c’était un véritable petit con narcissique… » (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm.)
“Bertha était lasse des histoires d’un soir, et ce fut un soir d’hiver, dans un bar à Bruxelles, que sa vie bascula enfin. Dès que Bertha vit Karel, elle sentit qu’elle avait enfin rencontré l’amour de sa vie. Quant à Karel, il sentit qu’avec une haleine pareille, sa vie avec Bertha n’allait pas être facile tous les jours…” Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm.
« Quand Daniel expliqua sa volonté de changer de sexe à ses trois amis, partenaires infatigables de beuveries, ils étaient plutôt partagés sur la question, voire un peu réticents. Puis, peu de temps après sa transition de genre, ses amis ont fini par admettre que Danielle avait bien plus de qualités aujourd’hui… » Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm.
« Quand le PR (Parti du Rire) a pris le pouvoir, au début tout le monde se marrait. Puis ses représentants ont commencé à faire des blagues vraiment débiles et pas drôles du tout. Cependant, tétanisés par ce nouveau fascisme du rire, sans broncher, tout le monde continuait à rire… » Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm
Le repas dominical dans leur maison de campagne se déroulait comme toujours très bien. Puis, sans prévenir, Hugo dit à ses parents qu’il semblait raisonnable de penser que le communisme demeurait la meilleure solution au monde. Stéphanie et Bertrand se sont regardés dans un sourire figé, et ils ont compris à cet instant que leur fils souffrait d’un trouble aigu du spectre de l’autisme. (Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)