Archives mensuelles : mars 2024

Théo est simplement très con…

« Théo aimait passer ses vacances chez son grand-père. Il adorait débattre avec lui, ils n’étaient d’accord sur rien. Théo en guise de conclusion rigolait toujours en lui expliquant que c’était un problème intergénérationnel. Son grand-père n’était pas dupe, il savait que Théo, à l’instar de toute sa génération, était simplement très con . »
Acrylique sur papier, 40/30 cm.

Charles, dragueur sans risque…

« La technique de drague en boite de nuit de Charles était bien rodée. Il suivait une règle infaillible qui lui permettait de ne jamais rentrer seul. Il draguait toujours sa propre femme. »
(Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm)

Albert, agent d’ambiance culturelle nazi…

« Albert avait travaillé toute sa vie aux services culturels de sa ville. Arrivé à la retraite, conscient de l’inutilité de sa carrière professionnelle au sein de sa collectivité, et comme beaucoup de ses collègues à la culture, il finit alcoolique. Au fond la seule chose qui mettait tout le monde mal à l’aise au bistrot, c’était quand Albert était bourré : il faisait le salut nazi en gueulant ‘vive l’art contemporain’ en Allemand. »
(Acrylique sur papier, 40/30cm.)

Garance est courageuse…

« Pendant le pique-nique, Garance profita d’être entourée par toutes ses amies pour leur annoncer la nouvelle : c’était décidé, à partir de ce jour elle serait toujours bienveillante dans ses propos à l’égard des gens pauvres et moches, et elle leur accorderait désormais une attention emplie de compassion. Toutes ses amies applaudirent de concert cette décision, et elles décidèrent de porter un toast … au courage. »
(
Acrylique sur papier, 40/30cm, photo œuvre et détails)

Antoine et sa collection d’objets décoratifs, et son divorce…

« Antoine n’était pas très à l’aise avec sa collection d’objets décoratifs. Il l’avait toujours détestée. Ce fut lors de son divorce qu’il mit tout en œuvre pour la récupérer, dans l’unique but de « bien faire chier mon ex femme », comme il le répétait sans cesse à son avocat. Ce combat juridique les avait littéralement ruinés.
Depuis, non par choix esthétique mais motivé par la fierté perverse des victoires mesquines, Antoine arborait ladite collection dans son salon. »
(
Acrylique sur papier coton, grain torchon, 61/46cm, photos œuvre et détails)